Nourritures Spirituelles (2/2)
mercredi 21 octobre 2009 par Claude Cléret
Classé comme Rapports et Articles
J’aimerais détailler ici le point sur les ‘Substances diverses’ abordé dans mon article Nourritures Spirituelles (1/2)
Je reçois parfois des questions sur les ‘substances’ qui peuvent être utilisées pour provoquer ou accompagner des états modifiés de conscience, parfois dans le cadre de pratiques liées au chamanisme. On m’interroge aussi bien sur de simples extraits de plantes que sur des sujets plus glissants. En plus, le sujet (re)devient d’actualité (débat relancé en France sur la légalisation du cannabis).
Pour reprendre un mot de Thysteam, nous sommes tous à la recherche de la ‘petite pilule magique’… Ce sujet étant une tentation pour de nombreux chercheurs spirituels (y compris dans les sacro-saints monastères), j’aimerais le traiter une bonne fois pour toute, au moins pour vous aider à éviter les erreurs principales.
Un mot en préambule…
Tout d’abord, cela va sans dire mais sans doute mieux en l’écrivant, je ne cautionne pas l’usage des drogues, quelles qu’elles soient.
Je ne juge personne, vous le savez, chacun son histoire, son curriculum et son Karma. Par contre, je considère que l’alcool, le tabac et nombres d’autres choses, apportent le plus souvent des toxines – ou du moins des substances chimiques actives – à notre corps fragile (qui est un temple, etc.) qui risque d’en être affecté, voir de devenir dépendant. Ce qui ne m’empêche pas de boire un verre de temps en temps
J’appelle donc au discernement et à la responsabilité de chacun, en conscience. Le fait que la race humaine aime à s’intoxiquer (sur tous les plans) et y prenne du plaisir, est un des grands mystères de la création… et illustre bien l’ambiguïté qui est la notre
Deux approches opposées mais également respectables : les sans et les avec…
Pour en revenir au sujet, je voudrais avant tout contraster deux positions, tout aussi respectables à mon sens car spirituellement authentiques.
D’un côté, Bob Monroe (je suis fan !), grand explorateur de la conscience devant l’éternel, cherchait une méthode sans danger et reproductible. Il avait donc exclu d’office toute ingestion – d’où ses travaux sur le son (Hemi-sync). C’est plutôt mon approche d’ailleurs (M3G, etc.).
De l’autre, depuis la nuit des temps mais sans vouloir les réduire à ça, les peuples premiers et autres chamans manipulent avec talent des plantes pour ‘ouvrir les consciences’ (exemple connu, même si controversé, le Don Juan de Carlos Castaneda utilise sa ‘petite fumée’: ‘je marche sur des chemins qui ont du coeur,et là je regarde, je regarde, je regarde…’).
Entre eux, il y a toutes les positions médianes des explorateurs de la conscience (connus comme Baudelaire et ses paradis artificiels ou inconnus comme beaucoup dans les années 60/70).
Légal, sans dépendance, et source de vrai développement spirituel.
Ma position est simple : pour qu’une ‘substance’, quelle qu’elle soit, puisse être considérée par le chercheur spirituel authentique, elle doit respecter plusieurs critères. Elle doit être légale, sans dépendance et source de vrai développement spirituel.
A. Légal
La légalité exclut d’office tout ce qui est socialement considéré comme ‘drogues’, du Cannabis à la Cocaïne…
Cette définition change suivant les lieux et les époques. La marijuana est autorisée dans certains pays et interdite dans d’autres. Les Etats-Unis ont eu leur prohibition sur l’alcool. Les anti-dépresseurs et autres morphines sont aujourd’hui légaux mais très encadrés… plus que dans les fumeries d’Opium en Chine avant 1906 !
La légalisation ou pas est un choix de société, un résultat du paradigme social à l’œuvre. Certaines substances toxiques sont légales (alcool, tabac), tandis que d’autres a priori bénéfiques sont très encadrées (par exemple l’Iboga, utilisé pour le traitement des addictions). Je considère personnellement, avec Martin Luther King, que les règles d’une société doivent être respectées, et dans le cas contraire qu’il faut accepter les conséquences de ses actes.
A ce sujet, je précise que certaines pratiques de l’ethno-botanisme – ça fait plus scientifique que chamanisme – sont parfois utilisées dans certains cercles, mais qu’elles n’en sont pas moins illégales dans de nombreux pays. Je pense en particulier à l’Ayahuasca (une infusion qui réunit deux plantes Psychotria Viridis et Banisteriopsis Aapi - une sombre histoire de Roméo et Juliette à la mode Inca).
Finalement, la légalité permet aussi de partager, d’échanger, de comparer les expériences, et de faire évoluer notre compréhension commune sans la peur du gendarme. Sans parler du prix, nécessairement plus faible.
B. Sans dépendance
L’intoxication est une habitude de la race humaine qui en tire ses plus grands plaisirs et ses plus grands malheurs (tous ceux qui ont perdu un parent fumeur ou alcoolique à cause de leurs ‘vices’ voient de quoi je parle).
Dans les faits, il est très difficile de vouloir se libérer spirituellement tout en étant en relation de dépendance. A quoi bon méditer si c’est pour avoir son jugement troublé par une nouvelle addiction ? Nous en avons tous, certaines sont bénignes et d’autres mortelles, encore une fois c’est une question de conscience (Cela me fait penser à cette histoire d’un moine Zen très gourmand qui avait attendu avec impatience que le riz au lait soit servi, et qui retourne son bol au moment où arrive son tour…).
A ce sujet, une remarque : sur le plan spirituel, je pense que certaines Plantes utilisent simplement la race humaine pour proliférer, dans une relation symbiotique, voire parasitaire. Ceux qui ont vu leur voisin cultiver un plan de marijuana sur le balcon d’en face comprendront ce que je veux dire. Ces gens ne sont pas libérés. Au niveau énergétique, ils deviennent les esclaves de la plante : ils s’occupent de sa culture et de sa prolifération – bien joué, Marie-Jeanne
C. Source de vrai développement spirituel
Expériences d’accord, mais spirituelles ????
Il est factuellement correct de dire que certaines substances peuvent aider dans une démarche spirituelle. Les millénaires d’expérience des peuples premiers en témoignent.
Mais – et c’est un gros mais – si la pratique n’est pas extrêmement encadrée, on se retrouve au pire dépendant avec un mal de crâne et au mieux avec des flashs un peu vains pleins les yeux (autant louer un DVD, relire Baudelaire ou aller faire un tour – en anglais – sur www.erowid.org – la plus grande base de données d’expériences psychédéliques au monde). La plupart des gens ont déjà du mal à faire la différence entre leur imagination et les ‘vraies’ expériences spirituelles, alors s’il faut rajouter en plus la confusion inhérente à une intoxication du cerveau, c’est le drame !
N’oublions pas que les chamans, fidèles aux procédés rigoureux raffinés par la tradition ancestrale, font subir des initiations parfois sur plusieurs semaines. Les initiés vomissent tripes et boyaux, mais passent par un vrai cheminement spirituel que les diverses substances ne font qu’accompagner. Dur de reproduire ça un samedi soir tout seul dans son salon, que ce soit devant Koh-Lanta ou avec une Wii Motion Plus
Des effets prouvés et utilisés par la science
Maintenant, il est certain que certaines plantes ou produits de synthèse ont des effets physico-chimiques connus sur la conscience, et c’est tant mieux pour nous. Par exemple, CYP2D6 est une molécule qu’on retrouve dans le Prozac(tm)… et dans d’autres composés. Le LSD était initialement utilisé dans un but médical, et permettait des expériences spirituelles très socialement correctes dans les années 60. Des plantes comme le Kratom, le Kava-Kava, l’Ayahuasca (2 plantes en fait), l’Iboga, Salvia Divinorum, Calea Zacatechichi, etc. sont cultivées depuis des millénaires pour leur capacité à agir sur nos états de conscience et nos humeurs (tout comme le tabac, le raisin, le café et les oranges
). Certaines plantes sont d’ailleurs observées avec beaucoup d’attention par la communauté médicale et scientifique pour leurs propriétés curatives.
Ce que je rejette
Tout d’abord, je rejette fermement tous les hallucinogènes. Autant aller au cinéma : c’est légal, moins cher et équivalent sur le plan spirituel (voire même sur le plan de la destruction des cellules cérébrales si vous choisissez le bon film
). En plus, vous avez moins de risques de devenir dépendant.
Je glisse aussi sur les légers modificateurs d’humeur type café ou son cousin plus spirituel le Kratom (Mitragyna Speciosa pour les intimes). Aux différences culturelles près, nous les prenons le plus souvent sans faire attention. Par exemple, vous trouverez de profonds stimulants spirituels, comme la vitamine B9, dans certains compléments alimentaires. Certains les utilisent pour vivre de profondes expériences, d’autre pour faire des tisanes. C’est une question d’objectifs et de maîtrise (par contre bonne chance à ceux qui veulent avoir des expériences spirituelles avec leur café du matin, car c’est un excitant très mauvais pour la méditation !).
Bien entendu, je sors aussi de la liste les ‘legal highs’ et autres ‘recreative drugs’ que vous pouvez trouver sur internet (mélanges de plantes et de composés chimiques, souvent fabriqués au Brésil et importés via l’Angleterre). Ils sont légaux, certes, mais borderline, et à première vue essentiellement dans le domaine des hallucinogènes récréatifs.
Finalement, j’écarte la plupart des produits de synthèse en leur préférant les plantes. Je considère en effet que c’est souvent la ‘fréquence’ de la Plante (au niveau méta, en tant que macro-cellule) qui joue le rôle de Guide. Carlos Castaneda l’exprime très bien avec l’esprit du Peyotl par exemple. Cela ne peut se passer qu’avec des organismes vivants, biologiques, et pas simplement minéraux – même si ces derniers peuvent accompagner la partie physico-chimique de notre être. Au fond, la Force est partout, mais s’exprime essentiellement par et à travers la Vie.
Mais alors, qu’est-ce qu’il reste ?
Simple, la réunion de la tradition chamanique avec notre contexte cuturel, scientifique, médical, etc. (esprit 3G !).
A savoir : les plantes d’Initiation légales, dans le cadre de rituels contrôlés, et si possible avec un Maître de la plante.
Sur le plan technique, je parle d’enthéogènes (“Dieu à l’intérieur de soi”). C’est un peu à contre-coeur que je vous donne la définition de Wikipédia (enthéogène), car cette sympathique encyclopédie commet néanmoins une erreur grossière. Sans vouloir polémiquer, Wikipédia les mélange avec les hallucinogènes, tout en disant que ça n’a rien à voir. Je vous laisse juge de la raison de ce parti-pris; disons simplement que la frontière est floue, d’où l’importance d’un Maître, ou au moins de bien se renseigner.
Depuis des millénaires, des Mazatecs jusqu’à la Sibérie, les enthéogènes sont réputés provoquer des expériences spirituelles véritables… et ce sans dépendance ! En vente libre et autorisée chez tout bon net-herboriste, elles sont aussi suivies par la Médecine, et utilisées le plus souvent à des fins de guérison, comme l’Iboga – arriver à libérer des drogués de leur addiction est une belle preuve de libération ! Cependant la plupart sont impossibles à trouver ‘comme ça’, soit parce que leur culture est confidentielle, soit parce que leur exportation est très encadrée (cf. Iboga). Et à moins de vivre déjà dans cette culture, tout le monde ne peut pas aller se faire initier chez les pygmées ! (NB : ce qu’a pourtant fait une amie. Attention, ça prend des années !).
Bref. Quand vous avez éliminé tout ça, il ne vous reste à mon sens que deux plantes : Calea Zacatechichi et Salvia Divinorum. Bien entendu légales, sans dépendance connue et avec des effets spirituels constatés par des millénaires d’usages.
Calea Zacatechichi : de beaux rêves sans chichis…
Calea Zacatechichi nous vient des Chontals (du côté de Oaxaca au Mexique). Son effet sur les rêves est scientifiquement prouvé et elle est totalement légale à ma connaissance – du moins autant que les pétales de jasmin du mélange ‘infusion d’hiver’ que vous avez reçu à Noël
On l’utilise le plus souvent en comprimés ou en tisanes (à boire avant de dormir – mais j’en dis plus dans mon cours sur les rêves).
C’est une plante que j’ai personnellement testée, avec des résultats variables, mais qui me semble déceler un potentiel véritable.
Avec elle, on pourrait citer d’autres onéirogènes comme Silene Capensis (la racine des rêves africaine – moins connue mais a priori plus puissante) ou Entada Rheedii (herbe des rêves africaine). Pour la petite histoire, la raison véritable de leur action (sur le plan chimique) est inconnue, ce qui pointe vers quelque chose d’énergétique (ah ah !).
Ceci dit, et sans vouloir les déprécier, je les considère plus comme des plantes d’exploration des rêves et de l’inconscient (ce qui est déjà beaucoup), que d’initiation à proprement parler.
Salvia Divinorum : une fière Dame verte…
Salvia Divinorum est légale (en règle générale, à l’exception notamment de certains états américains), disponible, et d’après la littérature, source d’expériences profondes et pas simplement d’hallucinations récréatives.
Salvia se fume. Le principe actif, la Salvorine A, a besoin d’une température très élevée pour se libérer, ce qui nécessite un matériel adapté (briquet torche butane par exemple)… et des extraits concentrés (jusqu’à x60 et au-delà!). La méthode traditionnelle basée sur le masticage de feuilles n’a semble-t-il que peu d’effet à part sans doute de vous faire ressembler à une vache pendant des heures (sponsor : Malabar ?), mais peut avoir un rôle préparatoire.
Il y a bien des élixirs buvables, mais le solvant est alcoolique. J’en déduis que 1) ça doit faire un mal de chien, et 2) ça doit agresser les parois de la bouche, en particulier sublinguales, qui ne doivent plus rien faire passer du tout. Dans ce cas, l’efficacité doit être très dépendante de la résistance du sujet… au moins à la douleur !
Prenez le tabac, enlevez la dépendance (et les taxes), rajouter les effets en plus, voici Salvia Divinorum, la sauge des Devins ! (hé oui, la célèbre famille des sauges, utilisée dans de nombreux rituels). Enthéogène reconnue, louée pour ses multiples propriétés, légale, sans dépendance (au contraire), etc. Est-ce toujours une intoxication? Il y a controverse, mais pour ses défenseurs, pas du tout : c’est une plante de libération au même titre que l’Iboga.
Il faut cependant savoir que Salvia n’est pas une vulgaire herbe à Nicot. Pour ses utilisateurs, elle doit se respecter comme un être vivant. C’est avec l’esprit de la plante qu’on rentre en contact, et au-delà avec notre moi divin (=>enthéogène). Le processus doit donc être vécu comme tel. Si les règles ne sont pas respectées, la personne est simplement plongée dans la confusion. Par contre, si la personne est prête, Salvia donne lieu à des transformations profondes. Ne fumant pas, je ne peux pas vous donner mon expérience directe, mais vous trouverez facilement sur le net de multiples témoignages et vidéos.
Par contre je souligne que c’est là que les rituels, les traditions, l’encadrement d’un Maître prennent tout leur sens, même si en première étape, une recherche approfondie sur son utilisation et l’établissement d’un rituel personnel pourront y suppléer. Avoir un observateur fait partie des pratiques responsables. Comme dans toute pratique spirituelle, la maîtrise de l’esprit et la programmation de l’intention (pensée sans pensée) sont indispensables.
Salvia est visiblement une dame fière : c’est une lente danse de séduction, pas un coup d’un soir!
En synthèse et en conclusion…
Bon, à ce stade, vous avez sans doute compris ma position : en règle générale, les ‘substances’ ne sont pas nécessaires pour avancer le long de son chemin spirituel. La plupart du temps, elles ne font que perturber nos expériences.
Une bonne hygiène alimentaire/de vie/méditative suffit le plus souvent. Coupez les toxines, rajouter la méditation des trois chakras, mélangez… et voilà !
Cependant, la voie de l’ethno-botanique, ou chamanisme, existe. C’est un domaine bien plus vaste que la ‘simple’ ingestion de plantes sous un tipi; c’est une profonde source de Connaissance. Elle peut donc être considérée à condition de le faire sérieusement. Par exemple, c’est idiot à dire, mais évitez tout ce qui est illégal dans votre pays ou est cause de dépendance.
Dans ce cas, et en conscience, utilisez en premier lieu Calea Zacatechichi pour un travail sur les rêves. Une petite tisane avant de dormir, ça ne va pas très loin… et les résultats sont scientifiquement prouvés.
Si vous voulez avancer plus loin sur ce chemin, testez en premier lieu la très légale et très respectable Salvia Divinorum. Si l’acheter est aussi simple que faire ses courses sur le net, l’utiliser semble demander plus de doigté. Renseignez-vous, planifiez votre expérience, ayez un observateur, etc.
Merci d’avoir suivi cet article jusqu’ici, j’espère qu’il vous aidera à vous faire votre propre opinion sur un sujet parfois un peu tabou !
Avis, questions, réactions ? Je vous en prie !


Salam.
Ce sujet général sur les consommations du corps et leurs effets, a un aspect moral complexe, qui est à la base de nombreuses confusions et perversions comportementales. C’est un théme qui est abordé par toutes les religions et sagesses du monde,mais avec des variations importantes. Un exemple connu: l’interdiction de manger de la viande de porc en Islam. Des commentateurs aiguisés,parlent de l’aspect spirituel de cette interdiction. Un aspect dont les fondements sont ésotériques. Cela se retrouve dans toutes les traditions religieuse: des fondements ésotériques,à la base des interdictions.Le probléme,c’est que pour accéder à ces fondements,il y faut y étre initié par un maitre! Le novice,doit accepter l’interdit sans le discuter,et cela devient pour lui une régle de conduite,qu’il transmettra,sans pouvoir l’expliquer,et en y contraignant plutot! De la méme maniére,chez les adeptes actuels de la spiritualité,on trouve des interdits,auxquels le novice tente de se contraindre,pour étre conforme à une certaine image. Cependant,l’adéquation intérieure est négligée,et ce qui aurait pu lui faire du bien,comme la consommation d’une plante recommandée,lui fait un mal certain! Je veux dire ici,qu’il ne faut jamais négliger nos paramétres personnels,et ne surtout pas culpabiliser si nos comportements ne sont pas conformes à certaines normes auxquelles nous adhérons.Nos corps ont des régimes conditionnés trés ancrés,et il est important de respecter notre régime propre,de le comprendre,de ne pas le maltraiter.On a vu des gens mourir en croyant se soigner,par un régime qui ne respectait pas le régime propre du corps conditionné. A l’inverse, on a vu des gens guérir en empruntant des régimes mortels! Il y a donc bien des subtilités dont il faut au moins savoir qu’elles existent,pour comprendre un peu pourquoi “ça marche”là,et “ça ne marche pas”là!
Salam de Boulam.
claude Réponse:
October 25th, 2009 à 00:44
Tu mentionnes un point très important, qui est la différence entre les fondements spirituels, ou ésotériques, et les règles qui s’appliquent aux ‘novices’.
J’en parle un peu dans ‘Ce que vous ne devriez pas savoir sur la méditation’, en prenant l’exemple du développement du 6eme sens qui est déconseillé aux premiers niveaux, alors que c’est un important élément d’étude au-delà.
Je résume ça par l’expression ‘tuer le bouddha’. Les meilleurs enseignants, les meilleurs systèmes ne sont que des supports sur notre chemin.
A nous de faire en conscience nos expériences !
boulam Réponse:
October 25th, 2009 à 01:03
“A nous de faire en conscience nos expériences !”
Oui, hélas et heureusement !
très important, comme le précise salam de boulam ,les motivations secrètes, l’état d’etre de la personne, car lorsque l’esprit est dégagé de la matière, il ressent si intensément la moindre émotion, et il n’ya plus de masque pour se cacher,qu’il est préférable qu’elle soit empreinte d’amour pur, sans motivation secrète, par exemple sur terre, une personne peut etre gentille avec toi avec comme attentes, obtenir quelque chose de toi, dans le monde des esprits, tout est dévoilé, et seul l’état d’esprit, la vibration que tu émets attire d’autres esprits similaires, .pour le moment je n’ai pas trouvé mieux que l’intention d’amour pur ,c’est la plus puissante protection dans toutes les dimensions.
claude Réponse:
October 24th, 2009 à 20:18
Entièrement d’accord avec ça : l’intention compte vraiment, au sein de la non-pensée.
On peut bien entendu programmer l’amour pur comme intention. On peut aussi programmer d’autre chose, dans un but particulier (ex: manifestation, accès à certaines informations, etc.).
Je crois que ce point est fondamental : que se passe-t-il quand le cerveau organique ‘disparaît’? C’est là que nous avons besoin d’avoir l’esprit clair et notre intention présente.
Comme je le dis souvent, la méditation n’est pas un but en soi, c’est un entraînement.
boulam Réponse:
October 25th, 2009 à 01:16
“Je crois que ce point est fondamental : que se passe-t-il quand le cerveau organique ‘disparaît’? C’est là que nous avons besoin d’avoir l’esprit clair et notre intention présente.”
Dans l’expérience que j’ai raconté, mais aprés l’avoir vécue, je voyais combien mon étre intérieur est ignorant et sans pouvoir profond sur lui-méme! Mais je parle plutot ici de” la personnalité psychosomatique”, car il y a bien un autre “moi” au dedans, qui m’a sauvé de la mort, sans que je ne sache comment et encore moins pourquoi. Celui-là, a donc maitrisé l’expérience,et en est sorti vainqueur. Cependant,j’ai du mal à le considérer comme étant moi!
claude Réponse:
October 25th, 2009 à 09:18
C’est ce que j’exprime quand je dis que nous existons dans trois endroits à la fois : notre corps physique, notre corps électrique (pensées organiques) et notre conscience multi-dimensionnelle.
Dans ce modèle, c’est ce dernier qui a ‘maîtrisé l’expérience’. Et c’est bien une partie de toi – ou toi une partie de lui
Re-salam.
Au cours de l’Eté 1978, il y a plus de 30 ans, j’ai eu une expérience terrifiante, avec une plante redoutable.
Il s’agit de la célébre “Yerba del diablo”,dont parle C.Castaneda,dans son livre “L’herbe du diable et la petite fumée”,et que je venais justement de découvrir,à l’époque. J’étais parti en vacances avec un pote(du Nord de la France),en faisant du stop,et nous sommes arrivés à Périgueux.,ou nous avons rencontré un “zonard”qui nous proposa une tisane de DATURA! Il suffisait d’acheter en pharmacie un paquet de cigarette Louis Legras,pour ashmatiques, et nous voilà à en faire cuire le contenu de plantes séchées dans une casserole.
La datura étant la plante majoritaire du mélange desdites cigarettes.
Peu de temps aprés l’ingestion de la trés amére infusion, je començais à m’enfoncer dans le sol, et a voir d’étranges personnages dans la vieille maison en ruines ou nous étions. Je me souviens d’un énorme lézard vert fluorescent,avec des yeux rouge vif, sur une pile de buches en bois. Mon état de conscience était trés altéré, et j’avais la gorge désséchée et brulante,et je ne controlais pas du tout ce qui m’arrivait. Mes mains passaient à travers les murs,et tout baignait dans une sorte de champs magnétique chaud et dense.Je me souviens d’une femme en robe blanche dont les pans étaient des ailes qu’elles faisaient battre dans l’air. Je ne voyais plus mon pote et le zonard qui proposa l’aventure.A un moment,je vis mon pére debout sur le seuil de la porte,et je me suis levé pour aller à lui.
Mais il était déjà loin,et je me retrouvais dans une forét inconnue,de nuit,entrain de courir,et je ne savais pas que j’étais en slip,et que des ronces réelles me déchiraient la peau des jambes -et il en reste des cicatrices acrtuellement- ,tandis que je cherchais mon pére. J’ai rencontré bien des personnages bizarres dans cette forét-là, cette nuit-là! Je me souviens de gens en robes noires avec des cagoules noires et pointues,autour d’un feu,et qui se lancérent à ma poursuite en me voyant. Je me souviens de mon frére ainé,dans une mare,flottant sur l’eau,couché,et a qui je demandais son gilet. Je me souviens de” femmes en végétaux” avec des gros yeux d’abeille,et qui étaient dans un mur…..
Je me suis réveillélen lendemain,ou le jour d’aprés (le temps était confus) dans un hopital,le corps couvert de blessures,et j’hallucinais encore,voyant des gens et des objets divers. Plus tard,je sus que les pompiers m’avaient trouvé gisant,les pieds dans l’eau d’une riviére,ou j’e serais surement mort,si le destin ne m’avait pas stoppé là!
Je sus aussi plus tard,que cette nuit-là, à 700km de distance,mes deux parents avaient révé de moi en danger de mort!
Mes 2 potes avaient alerté la police,et on me cherchait dans la forét..
Les hallucinations durérent plusieurs jours,et elles comportaient essentiellemnt des personnages humains,parfois monstrueux,ou trés ordinaires.
Cette expérience terrifiante,me hanta ensuite pendant des années!
Je me souviens que des semaines aprés l’expérience,j’avais encore des hallucinations,ça et là. Ainsi,un jour je me vis dans un miroir avec une téte d’aigle! Des frayeurs torturantes accompagnaient ces visions. J’ai vraiment failli mourir!
La dose de datura était bien trop forte,et l’expérience était trés dangereuse!
Si,à ce moment-là,j’avais été mieux informé,je me serais abstenu d’une telle expérience,qui cependant,changea ma vie,parcequ’elle révéla l’existence de plans psychiques dont je n’avais pas idée avant cela! Les interrogations qui s’ensuivirent furent longues et complexes. Je déconseille fortement les expériences avec cette plante trés dangereuse en ses effets,cette plante que ne maitrisent que des sorciers expérimentés d’Amérique du Sud.
J’ai eu à la méme époque,d’autres expériences avec d’autres plantes,dont des champignons qui poussent en France,mais aucune expérience ne fut terrifiante comme celle de Yerba del Diablo !
Salam de Boulam.
claude Réponse:
October 23rd, 2009 à 09:54
Merci beaucoup pour cette expérience en forme d’avertissement, Boulam !
A mon sens, elle illustre bien plusieurs points très importants :
* Certaines personnes ont cet ‘appel’, cette envie d’exploration, cet instinct, qui les tire vers la spiritualité. C’est une force extraordinaire, qui peut déplacer des montagnes. Mais si elle n’est pas canalisée, cela peut conduire à des fausses pistes, ou des comportements à risque.
* Tout ce qui a une forme de ‘pouvoir’ doit être utilisé avec sagesse. C’est vrai des plantes comme de l’énergie atomique ou des marchés financiers.
* Lorsqu’on perturbe brutalement le Gouverneur (système de régulation qui nous permet de fonctionner dans la réalité), nous avons accès à des phénomènes énergétiques majeurs (confirmé par le rêve de tes parents par exemple), mais nous perdons en même temps nos références.
* Sur certains chemins de Connaissance, les ‘rituels’ sont essentiels tant sur le plan de la sécurité que de la capacité à interpréter les expériences.
Je citerais à nouveau mon amie Grand Maître de l’Iboga, qui insiste sur la nécessité d’une initiation, i.e. d’un parcours spirituel structuré (guérison émotionnelle, calme de l’esprit, intention, …) avant d’aller à la rencontre de la plante !
Bonjour Claude…
J’adore cette initiative que tu prends, de traiter de différents sujets, aussi important les uns que les autres, afin que chacun de nous puisse se rapprocher toujours plus de L’Harmonie et de La Cohérence.
Le sujet que tu traites ici est d’une grande importance et j’y reviendrais à un autre moment, afin d’affiner mes questions…
Mais déjà, une question me vient à l’esprit…
Peux-tu nous dire, stp, ce que penses-tu des encens? e
Et peux-tu nous aiguiller un peu là-dessus, vu que nous parlons des plantes?
thysteam Réponse:
October 22nd, 2009 à 16:25
ce que je peux te dire des encens moi c’est que je connais un appartement qui a entièrement cramé à cause d’un baton d’encens mal éteint et les animaux de la famille (chiens et chats) y sont restés…donc moi qui était fan (par pur plaisir) je vais surement y reflechir à deux fois maintenant.
(un internaute averti en vaut 2
)
claude Réponse:
October 22nd, 2009 à 17:08
Ah oui, j’avais oublié ce point important…
Le problème du feu, sous toutes ces formes, c’est que ça fait très cérémonie occulte…. jusqu’au moment où ça se renverse sur le tapis !
Et s’il y a bien une chose qu’on n’a pas envie de faire dans un état profond de méditation, c’est appeler les pompiers !
(NB : ils font maintenant de petites bougies électriques, qui donnent le même type d’ambiance, sans aucun risque).
BravoS Réponse:
October 22nd, 2009 à 17:18
Oui…Sur ce point, je trouve les lampes phosphèniques, bien plus pratiques…Loooooool
claude Réponse:
October 22nd, 2009 à 17:27
Oui, c’est sûr
BravoS Réponse:
October 22nd, 2009 à 17:13
mais quels types d’odeurs que tu connais, peuvent ouvrir des portes fréquentielles?
Et ne penses-tu pas que certaines plantes, peuvent jouer un rôle sur l’ambiance vibratoire d’un lieu, d’une chambre, d’une maison par exemple?
claude Réponse:
October 22nd, 2009 à 17:26
Plusieurs réponses à cela :
- Déjà les odeurs que nous associons à du sacré, par habitude. ex: par simple conditionnement, l’odeur de l’encens des églises peut faciliter l’entrée en méditation.
- Ensuite, certaines plantes semblent accompagner des expériences spirituelles. Par exemple la rose, le jasmin, le chevrefeuille ou le lilas semblent faciliter le rappel des vies antérieures (j’en parle dans le guide en question).
- Finalement, des plantes comme la sauge (des Devins ou pas) sont souvent utilisées pour purifier une pièce, une nouvelle maison, ou l’assistance avant une cérémonie. Je l’ai sans doute déjà dit, mais l’un de mes amis s’est débarassé d’une entité de cette façon.
C’est ce que j’appelle des portes fréquentielles, en ce sens qu’une connexion se fait sur le plan énergétique (sans que j’ai jamais creusé particulièrement la question).
Donc à ma réponse ta question est ‘tout à fait’, en précisant qu’il ne s’agit pas de n’importe quel ‘sent-bon’ mais d’un choix de plantes bien choisies pour des tâches bien particulières.
claude Réponse:
October 22nd, 2009 à 16:28
Concernant les encens, je leur reconnais deux vertus :
- La fumée, qui donne ce sentiment d’élévation, et peut être un objet subtil pour la méditation (au même titre que la flamme d’une bougie)
- L’odeur, qui peut ouvrir des portes fréquentielles de façon très puissante
Utilisés fréquemment, ils peuvent contribuer à l’établissement d’un ‘rituel’, i.e. un ensemble d’habitudes qui permettent d’établir le calme de l’esprit.
Maintenant, la fumée, résultat de la combustion, est toujours un peu toxique (certains encens, sinon tous, sont cancérigènes par exemple).
Donc à mon sens pourquoi pas, mais on en retire les avantages principalement dans le cadre de rituels.
félicitations pour tout ce travail de recherches, je désire juste te faire part de mon expérience personnelle spirituelle, qui a débuté en 1997 par la prise de diéthylamide de l’acide lysergique(en abrégé de laboratoire, LSD 25.Pour la première fois de ma vie, j’ai pu voir le champ aurique ou énergétique qui entoure notre corps de sept bandes de couleurs différentes selon les individus, j’ai également perçu les étincelles provoquées par un simple claquement de doigts, et, toutes mes perceptions et sens étant plus qu’aiguisés, j’ai disparu du champ de vision de trois témoins(qui n’avaient consommés aucune drogue) et me suis retrouvée à deux heures du matin en pleine lumière etdans cet espace temporel, toutes les couleurs étées inversées et je communiquais télépathiquement, avec des entitées que je ne connaissais pas, je ne rentre pas dans tous les détails, mais n’étant pas habituellement consommatrice d’aucune drogue, cette prise unique(je n’ai jamais ressenti de symptomes de manque) m’a révélé que je suis un esprit divin immortel dans un corps pysico-chimique,et mon ame enregistre tout ce que j’ai vu, pensé, fait , durant ma vie. et avec l’attention concentrée sur mes pensées, je crée la nature de la réalité.Donc, je ne conseille aucune drogues, je désirais juste dire que dans mon cas précis, cela a éveillé mon esprit et ma conscience. E
claude Réponse:
October 22nd, 2009 à 16:56
Merci beaucoup pour ce témoignage très intéressant, qui témoigne s’il en était besoin de l’impact de certaines substances sur l’ouverture de la conscience.
Je pense que dans ton cas, cela a clairement enclenché une connexion avec la nature profonde de la réalité.
Le LSD est une substance intéressante. D’abord médicament, puis drogue spirituelle expérimentale, je crois qu’elle a beaucoup souffert de son succès, car trop de gens en ont trop mal pris dans les années 60.
A noter que les études cliniques ont montré que le LSD n’entraînait aucune dépendance ou accoutumance. Cependant, mal utilisé, il peut provoquer des ‘bad trips’ voire des complications psychiatriques.
Malgré cela et sa large interdiction (en France, la possession entraîne jusqu’à un an de prison et 3.750€ d’amende), c’est aujourd’hui une substance utilisée par les stars (ex: Robbie William) ou plus largement le show-biz. Au-delà des paillettes, il est sans doute dommage que des études scientifiques sur les effets spirituels ne puissent avoir lieu…
Salam-salam.
“La Sauge des devins ou Salvia divinorum est une plante du genre Salvia et de la famille des Lamiaceae originaire du Mexique. Elle est connue pour être une plante de vision ou un hallucinogène et est considérée comme un enthéogène. Elle est utilisée chez les Indiens mazatèques lors de rites religieux de divination et de curation.” Info Wikipedia.
“Si vous voulez avancer plus loin sur ce chemin, testez en premier lieu la très légale et très respectable Salvia Divinorum. Si l’acheter est aussi simple que de faire ses courses sur le net, l’utiliser semble demander plus de doigté. Renseignez-vous, planifiez votre expérience, ayez un observateur, etc” Claude.
Oui,Claude,tu fais bien de dire qu’il faut s’informer,et bien s’organiser,et j’ajouterai qu’il faut prendre des petites “doses” pour commencer,et que l’expérience n’est pas recommandée pour les psychismes fragiles et instables.
Enfin voici une info qui me semble utile,spirituellement parlant:
“.L’emploi de la sauge des devins (Salvia divinorum) est en relation étroite avec les cultes mazatèques (Culture Amérindienne antique) des champignons. En effet, les chamanes d’Oaxaca l’utilisent lors de rituels divinatoires ou curatifs comme substituts de teonanacatl ou d’ololiuqui lorsqu’ils se font rares. Les rituels se déroulent la nuit, dans l’obscurité et le silence complet. Soit le guérisseur est seul avec son patient, soit d’autres patients et des personnes bien portantes les accompagnent. Avant de sucer et de mâcher les feuilles, le chamane les encens avec du Copal et les voue aux Dieux en priant. Quand il les a mâchées, les participants se couchent dans un grand silence, car le moindre bruit ou la moindre lumière perturbe fortement les visions. Etant donné les effets moindres que ceux des champignons, les rituels ne durent que 1 à 2 heures. Si les hallucinations ont été assez fortes, le chamane a pu reconnaître la cause de la maladie ou d’un autre problème. Il donne alors ses conseils au(x) patient(s)
puis dissout son assemblée nocturne. ” Wikipedia.
J’ai eu autrefois des expériences avec des plantes “sacrées”,et bien sur,des états de conscience particuliers ont été vécus,mais je dois avouer que certaines fois,ce fut plutot cauchemardesque! Il me semble que les plantes réagissent selon l’état global du testeur et peut étre selon ses motivations secrétes!
Une plante est un étre vivant doué de conscience. Je crois que dans ce domaine,il vaut mieux avoir un guide expérimenté,ou se savoir assez “sage” pour se lancer dans l’expérience.
Certains pays interdisent l’usage de la sauge des devins.
Salam de Boulam.
claude Réponse:
October 22nd, 2009 à 17:05
Tu fais bien d’insister sur l’utilisation avec Sagesse de toute substance. Comme disait Paracelse, Rien n’est poison, tout est poison : seule la dose fait le poison !
Une de mes amies (Maître Initiée de l’Iboga et spécialiste des initiations) évoque l’importance de la purification du corps et de l’âme dans les processus chamaniques (ex: au Gabon).
Que l’effet soit chimique, énergétique, lié à l’esprit de la plante, etc… la pureté des intentions est essentielle.
Encore une fois, je ne pense pas qu’on puisse tricher avec l’Univers. On gravite naturellement vers les expériences qui sont proches de notre état vibratoire.
Beau travail – je te félicite … je reviendrai + tard car là j’ai un rdv et dois partir.
M