Elévation : Baudelaire aussi…
samedi 28 novembre 2009 par Claude Cléret
Classé comme Rapports et Articles
Je suis tombé ‘par hasard’ sur ce poème de Baudelaire que j’avais totalement oublié.
Justement nommé ‘Elévation’, il évoque très clairement, et de façon tellement forte, certaines réalités qui me tiennent à coeur : le DOE (miasmes morbides), la Prana (le feu clair qui remplit les espaces limpides), la compréhension intime de l’Univers (le langage des choses muettes).
Je vous promet que je n’ai jamais parlé avec ce grand poète
Une preuve de plus que les artistes accèdent à la conscience globale…
Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous ce témoignage de la transcendance de l’expérience humaine, et vous souhaite de magnifiques élévations vers les champs lumineux et sereins !
Elévation – Charles Beaudelaire (Les Fleurs du Mal)
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!


Je me permets.
“Artisanat méditatif” car il s’agit d’un céramiste ayant affiché ce texte de Gérard de Nerval, dans son atelier.
“Apprends-moi, Grand Architecte de l’Univers, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler et à bien l’employer sans rien en perdre.
Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.
Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’oeuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.
Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.
Aide-moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible. Aide-moi au coeur du labeur à tenir serré le fil de l’attention.
Et surtout comble Toi-même les vides de mon oeuvre.
Grand Architecte de l’Univers, dans tout le labeur de mes mains, laisse une grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même.
Garde en moi l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil.
Purifie mon regard : quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien.
Grand Architecte de l’Univers, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain sauf là où il y a travail. Et que tout travail est vide sauf là où il y a amour. Et que tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi.
Grand Architecte de l’Univers, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces.
Rappelle-moi que l’ouvrage de mes mains t’appartient et qu’il m’appartient de te le rendre en le donnant.
Que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l’automne.
Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai le soir.
Mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien.
Et le temps de faire bien et à ta gloire c’est tout de suite.”
FIN, Quel programme ?…
claude Réponse:
January 13th, 2011 à 12:25
Merci pour ce texte magnifique, et celle belle inspiration. C’est vraiment un beau texte à méditer…
Je l’imprime et l’affiche de ce pas
Merci mille fois !
CHARLES BAUDELAIRE ETAIT UN GRAND INITIE
il faut aussi l’ami intime de RICHARD WAGNER lui prédisant ceci aprés les sifflets des imbéciles de la haute bourgeoisie française contre le CHEF D OEUVRE DE RICHARD WAGNER
TANHAUSER.
“Monsieur, j’ai honte pour mon pays et le futur vous vengera”.
Baudelaire rentrait en transe médiumnique à l’écoute de la musique de RICHARD WAGNER tout comme un certain ADOLF HITLER.
Il suffit de comparer les visages de BAUDELAIRE ET D HITLER pour comprendre qu’il s’agit de la MEME ENTITE.
Les crétins de la haute bourgeoisie française ne savaient pas à ce moment précis qu’ils avaient “programmé” TROIS GUERRES ENTRE LA FRANCE ET L ALLEMAGNE pour la raison que très peu de gens connaissent ,à savoir que RICHARD WAGNER ETAIT LE GRAND MAITRE DE TOUTES LES SOCIETES SECRETES DU 19IEME SIECLE ET QUE ADOLF HITLER EST ISSU D UNE DE CES SOCIETES SECRETES:
LA THULE GESELSCHAFT.
Tous les grands initiés considèrent RICHARD WAGNER comme le GRAND PRECURSEUR MUSICAL DU MESSIE car il est enseigné dans tous les milieux initiatique que LE MESSIANISME SERA VEHICULE PAR LA MUSIQUE et que l’actuel MESSIE attendu par prés de 7 milliards de gens et désigné par des noms diffèrents est ipso facto LE PLUS GRAND MUSICIEN DE TOUS LES TEMPS.
claude Réponse:
December 4th, 2009 à 21:51
Je suis toujours un peu mal à l’aise avec la notion de Messie.
D’abord parce que c’est à un désaccord sur ‘qui est le vrai messie’ que nous devons de nombreuses guerres de religion.
Ensuite, parce que je pense que c’est souvent une excuse pour ne pas se prendre en main. A quoi bon, puisque le Messie arrive, etc.
Donc peut-être que le Messie arrive, peut-être qu’il est déjà là… Nous verrons, mais d’ici là, nous avons la responsabilité intellectuelle et collective de travailler à notre développement spirituel – Quand bien même cela ne serait que pour lui préparer le terrain
Pour accompagner ce merveilleux poême de Sant Darshan Singh, j’ai pensé que la musique de Pêteris Vasks dans son concerto pour violon “Lumière lointaine” interprété par le soliste Pekka Kuusisto et dirigé par Anu Tali, serait “tout simplement” un bonheur divin !
Merci à vous
Patricia
claude Réponse:
November 30th, 2009 à 22:11
Voilà les prémices d’un magnifique show multimédia dédié à notre éveil collectif !
Je ne connais pas cette musique, mais je vais l’écouter de ce pas. Merci !
BravoS Réponse:
December 1st, 2009 à 00:47
Idem pour moi…
Je ne connaissais pas!!!
Je vais découvrir cette musique au plus vite!!!
Merci à vous tous
A bientôt
WAAOUH géantissime !
Il devait méditer ce Charles, ce n’est pas possible autrement ?
Déjà si on décompose son nom on obtient des renseignements surprenant, à savoir
Baudelaire = beau de l’air !
il devait aimer le ciel et ses nuages évanescents,
ses couleurs éblouissantes dans la journée finissante.
Merci pour ce joyau !
didier
claude Réponse:
November 30th, 2009 à 22:15
En fait, Charles évoluait plutôt du côté des paradis artificiels… (voir l’article nourritures spirituelles (2/2))
Mais quelle qu’ai été sa méthode pour atteindre des états modifiés de conscience, il en a rapporté des vers magnifiques !
(et parfois terribles, illustrant bien le conflit entre ‘spleen et idéal’, ce que j’exprime par ‘matériel et spirituel’. En guise de nuages évanescents : Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige. On comprend pourquoi il voulait quitter les miasmes morbides !)
Claude … Bonjour ..Oh combien nous sommes reliés ….. hier j’étais sur Baudelaire !!!!!!! tout est tu le sais .
Un voyage à Cythère .
Tout se ressent , pas de hasard seulement providence .
Merci à Bravos..
Encore et toujours dans la Lumière .Les artistes ont un accès direct , pour nous aussi l’accès est direct, en gardant l’équilibre , en s’élevant , en se connectant à la source .
Force de l’âme, communion .
Merci Claude , que tout soit .
claude Réponse:
November 30th, 2009 à 22:18
C’est loin d’être la première synchronicité sur ce site
Quand à Voyage à Cythère, souhaitons-nous plutôt le début “Mon coeur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux Et planait librement à l’entour des cordages ;” plutôt que la fin…
C”est moi qui te remercie encore Claude, car tu nous inspires beaucoup et sans toi, ce lieu virtuel n’existerait pas!!!
Ce poème est tiré d’un recueil qui en version française s’intitule, “L’Amour à Chaque pas” de Darshan singh (1921-1989).
En ourdoue ce recueil se divise en plusieurs partie, dont les deux principales (Manzil-e-Noor ou Demeure de Lumière et Matah-e-Noor ou Trésor de lumière) qui lui ont valu deux prix de poésie de l’Académie Ourdoue.
A la fin de sa vie, il écrira…
«L’Amour n’a qu’un commencement et il n’a pas de fin…
L’Océan de la Lumière n’a pas de limite ; c’est la vie (physique) qui est si courte»
Puissent vos vies à tous être remplies d’Amour et d’Extase divine…
Très Fraternellement
Bravo
claude Réponse:
November 30th, 2009 à 22:21
Tu trouveras dans le Message de la Source beaucoup de similitudes… Vive la poésie, l’un de ces rares lieux dimensionnels où le langage des hommes s’approche de celui des Dieux !
Que c’est beau ! Merci à vous deux pour ce partage.
Les fleurs du mal…
L’un des plus beaux recueils écrit dans la langue de… Baudelaire.
C’est très doux…très beau…
Et s’il est vrai que la poésie est le langage de l’âme.
Et s’il est vrai que le poète n’est que l’instrument de quelque chose qui le dépasse.
C’est en ce poème Claude, que l’âme du poète semble avoir exprimé son apogée !!!
Peut-être que ce que « nous », « chercheurs » ou « Expérienceurs de l’Amour Divin », appelons de mille mots, Dieu, Ange, Univers, Guide ou force Supérieur…,
« Lui », le poète, ne l’appelle que d’un seul mot… “Muse”.
«Par les Muses seulement
L’homme est exempt de la Parque ;
Et ce qui porte leur marque
Demeure éternellement.» Malherbe
Aussi, je souhaitais partager avec vous quelques extraits d’un poète ourdoue du nom de Darshan Singh.
Ce poète utilise un style que j’aime beaucoup, qui s’appelle le Ghazal.
J’espère que cela ne vous paraîtra pas trop long, auquel cas, je m’en excuse d’avance.
Ceci dit, « bon voyage » et bonne lecture à vous…
De Darshan Singh
« « Il » se cache dans chaque instrument, dans chaque chant, dans chaque mélodie.
Toute la création est un reflet de Sa gloire Infinie.
Il n’existe aucune vague étincelante, aucune étoile scintillante, qui ne doive son éclat à Sa Lumière.
La musique qui s’échappe des profondeurs de mon être touche le cœur de ceux qui m’écoutent ;
Mon instrument est subtil, mais ta musique qui le fait vibrer est plus subtile encore.
Partout où je le pouvais, j’ai bu à longs traits le vin de la Connaissance Divine,
Et j’ai rencontré le même Échanson dans chaque taverne.
Il porte des milliers de Noms, appelez-le comme vous voulez.
Priez-le de venir dans l’assemblée de vos pensées et adorez-le ;
Faîtes-Lui une place dans l’alcôve la plus intime de votre cœur et burinez Son image ;
Infusez de Son nom votre sang, source de vie et fixez-Le dans votre âme.
Vous le rencontrerez avec certitude ;
Laissez simplement planer votre âme
Il est près de vous, vous n’avez qu’à l’appeler.
Enseigne-moi cet art de vivre.
Qui rend l’homme étranger aux misères de ce monde, O Echanson.
Enlève de ma vue le verre et la carafe ;
Et fais-moi le don de ce vin mousseux qui perle dans tes yeux, O Echanson.
Remplis ce verre du Feu de ton Amour
Et que mon émoi s’agite davantage, O Echanson.
Tes convives sont partagés entre le temple et la mosquée ;
Soulève les barrières qui les divisent tous, O Echanson.
Ce que je cherche ne peut s’obtenir en ce monde ;
Accorde-moi ce regard qui dévoile les secrets de l’au de là, O Echanson.
Le jardin du cœur est assoiffé, et l’air lui-même à soif ;
Arrose en abondance les entrailles de la terre, O Echanson.
Qu’importe que nous ne retrouvions jamais nos sens.
Aujourd’hui, O Echanson, verse-nous ton Vin jusqu’à satiété
Ce monde n’est peut-être qu’un rêve continuel,
Mais accorde à ton Darshan de réaliser le but de la vie, O Echanson
Verse-nous sans cesse le vin du Calice de tes yeux de lotus
Et laisse nous boire aujourd’hui à satiété, O Echanson
Je suis libre de tout lien, de toute attache à ce monde ;
Révèle-moi maintenant le Secret de l’au de là, O Echanson
Je prie que tes regards enivrants
Me rendent étranger à la douleur et aux peines, O Echanson.
Si en échange de ton regard de grâce
Tu demandes de moi un cœur fidèle,
Ce prix je le paierais avec joie, O Echanson
Je suis tout agité tant mon désir de te voir est intense ;
Enlève le voile qui couvre ton visage radieux, O Echanson.
Ton Darshan est venu recevoir ton darshan
Donne-lui le vin de ton regard, O Echanson
Quel est ce bruit que j’entends ?
Serait-ce les pas du Bien-aimé ?
Ou serais-je trompé par les battements de mon cœur ?
De cœur à cœur et de l’Âme à l’Âme,
Telle est la vraie Union
Le papillon est sans voix et la flamme silencieuse ;
Seules deux êtres dans toute l’assemblée partagent ce secret.
La grâce de son regard est une panacée à tous les maux du monde.
Mais où donc pourrais-je jouir d’un tel regard d’Amour ?
Mon désir le plus intense, O Darshan,
C’est que l’essence de ma vie soit unie à celles des mystiques glorifiés.
La Lumière de Dieu s’est manifestée sous la forme resplendissante du glorieux guide Intérieur.
Il est le miroir qui reflète le Créateur Eternel
Quelle merveille que de contempler sa forme resplendissante. !!!
Celui qui contemple une telle beauté, une telle grâce personnifiée,
Devient oublieux de lui-même.
O vous qui désirez communier avec le Seigneur Tout Puissant
Venez et contemplez Sa forme resplendissante d’Amour
O toi, Amour, De quelque côté que je me tourne, dans la moindre atome, je contemple ton visage radieux et mon cœur est enivré d’Amour.
L’air lui-même jubile et danse,
La coupe est en transe ;
Car il est revenu avec le message du printemps.
Qui est cet Echanson qui vient aujourd’hui nous conduire à l’Extase.
Les coupes de l’Elixir du Verbe Sacré qu’il nous verse, se succède afin que tous puissent boire à Satiété.
Chargés de leur nectar, les nuages de la Grâce divine se sont répandus partout dans le ciel ;
Et le Bien-aimé de l’Univers est venu au milieu de nos pensées, agitant ses longues tresses d’Amour.
Ta seule présence à transformé cette vallée en Amour divin
Au point que mon esprit, détaché de mon corps, se concentre sur l’œil Unique.
Par tes regards lyriques
Présente au monde le Vin de l’Amour, afin tous soient à jamais enivré… »
Sant Darshan Singh
claude Réponse:
November 29th, 2009 à 19:04
Je ne connaissais pas ce poème. Merci Bravo !