L’Univers n’est pas un coup d’un soir…
samedi 21 novembre 2009 par Claude Cléret
Classé comme Rapports et Articles
(Je vous livre ici un texte qui m’est ‘venu’ pendant un moment de doute personnel. Il m’a beaucoup aidé à l’époque, j’espère qu’il en sera de même pour vous)
C’est le matin, et vous vous réveillez à côté de l’être que vous aimez le plus au monde.
Mais votre sourire chaleureux se heurte à un visage glacé : “C’était pas terrible hier soir”.
Et l’amour de votre vie part en claquant la porte.
Vous soupirez, car cette scène, vous l’avez déjà vécue. Voici venir une nouvelle phase du cycle…
Éloignement, infidélité, étourdissement dans les plaisirs du monde, … tout cela pour revenir un jour, brisé(e) et repentant(e), pleurer sur votre épaule.
Tout cela vous le savez. Mais malgré tout, vous l’attendez, sans jugement, avec patience, dans l’amour inconditionnel que vous avez pour cette personne parfaite à vos yeux.
Cet amoureux fou, c’est l’Univers.
Ce partenaire volage et exigeant, c’est nous parfois.
Nos doutes et nos souffrances viennent trop souvent du fait que nous nous plaçons en transaction avec l’Univers.
“Donne-moi telle chose et je te servirais”. “Si je n’ai pas d’expériences spirituelles demain, je laisse tomber”. “Fais-moi un signe, et je croirais”. “Je doute de toi malgré tous tes cadeaux, donne m’en encore”. “Je t’ai abandonné comme une vieille chaussette, mais toi, tu dois être là pour moi quand j’ai besoin de toi”. Nous traitons l’Univers comme l’électricité de nos maisons. Il doit être apparaître quand nous tournons le bouton, et disparaître quand nous quittons la pièce. Et si ça ne se passe pas comme nous voulons, nous appelons dans la hotline universelle “voilà bien la preuve que tu ne m’aimes pas, sinon tu ne me laisserais pas tomber ainsi”.
Quel amant, même passionné, supporterait cela ?
L’Univers, la Source, Dieu, le fait. Quoi que nous fassions, il nous accepte de façon inconditionnelle – parce que quoi que nous fassions, il est toujours en relation avec nous.
Il entend nos doutes et nos interrogations. Il observe nos imperfections, nos trahisons. Il nous voit partir et revenir, supplier et exiger, croire et nous désespérer. Mais malgré tout cela, il nous baigne de son Amour Inconditionnel. Car telle est la puissance d’une relation véritable.
Avec un ‘coup d’un soir’, nous sommes en transaction. Nous attendons quelque chose en échange de notre attention. Mais avec nos parents, notre conjoint, nos enfants, nous sommes en relation. Parfois nous les portons aux nues, parfois nous les vouons aux gémonies, mais il y a un lien qui transcende notre intérêt égoïste du moment. Bien entendu, nos relations humaines sont imparfaites, et peuvent se rompre parfois, mais elles n’en sont pas moins des reflets de la relation que nous entretenons avec le Divin.
Tout cela pour vous dire deux choses :
- Si vous désespérez de l’Univers, souvenez-vous que même si vous vous sentez en transaction avec lui, il est toujours en relation avec vous.
- C’est à travers les autres, que nous pouvons véritablement comprendre – et expérimenter – l’art de la relation sans lequel nous ne pouvons pas véritablement comprendre comment nous sommes liés à l’Univers… et entre nous.
Donc si vous avez des soucis avec votre maman ou vos enfants, piquez une colère si vous voulez, mais n’oubliez pas de remercier l’Univers de vous avoir envoyé de si bons enseignants
PS : petit point technique. Les lecteurs de Conversations avec Dieu, ou autres, me diront ‘Mais Claude, tu présentes cela comme une relation binaire, où est la relation trine ?’. C’est simple : il y a la Source, vous… et la relation entre les deux, que nous appellerons Spiritualité. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit…
PPS : ceci explique pourquoi, sur le plan spirituel, la relation est une ‘entité’. Une relation peut naître, vivre et mourir. Contrairement à la transaction, elle n’est pas ‘donnée’ par la simple juxtaposition de deux personnes. Vivez donc en conscience l’existence de la relation comme entité en tant que telle.


S’il s’agit d’un hors sujet, ne le publiez pas.
C’est amoureux fou, c’est l’Univers !
Aussi j’ose ajouter, qu’il a “l’amour pour épée, et l’humour pour bouclier”
Une parcelle de cet univers à chanter :
Quand on n’a que l’amour
A s’offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu’est notre grand amour
Quand on n’a que l’amour
Mon amour toi et moi
Pour qu’éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour
Quand on n’a que l’amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d’y croire toujours
Quand on n’a que l’amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs
Quand on n’a que l’amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours
Quand on n’a que l’amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on n’a que l’amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour
Quand on n’a que l’amour
A offrir à ceux-là
Dont l’unique combat
Est de chercher le jour
Quand on n’a que l’amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis le monde entier
by Jacques Brel
Alors évidemment il y a mille et un humour, mille et un amour.
claude Réponse:
January 13th, 2011 à 12:32
En réalité, nous n’avons QUE l’amour, sous ses multiples formes.
Car pourquoi faire quelque chose plutôt qu’une autre ? c’est toujours l’amour qui parle. Parfois c’est l’amour des autres, parfois celui de nous-mêmes. Parfois c’est l’amour de l’argent ou l’amour de la pauvreté. L’amour de la raison, l’amour de la folie. L’amour de la contemplation, l’amour de la réalisation. L’amour de nos chaînes, l’amour de nos transformations…
Voilà pourquoi tout acte, même si nous n’arrivons pas toujours à le voir comme tel, est la preuve de l’amour de quelque chose…
La question, ce n’est pas si nous voulons exprimer l’amour ou pas. Il s’agît de savoir quel forme nous voulons donner à l’amour dans nos vies…
Merci beaucoup de ce beau texte de Jacques Brel, qu’il nous aide à voir l’amour autour de nous, même sous ses formes les plus improbables…
“Tu viens de me faire comprendre quelque chose : trop souvent, nous sommes en transaction avec nous-mêmes. Pas assez ci, trop ça, etc… Alors qu’il suffirait simplement d’accepter d’entrer en relation avec notre moi intérieur…
Moi, je, et la relation entre les deux…”
Oui, cela éclaire vraiment et résonne en moi.
! entrer en relation avec notre moi intérieur.
Simplement
Pas simple l’amour inconditionnel de soi.
Merci
manou
claude Réponse:
August 31st, 2010 à 11:27
Ben oui
C’est exactement ça.
Nous avons le droit de nous aimer inconditionnellement.
Cela ne veut pas dire que nous devons rester assis sur nos fesses en nous jetant des fleurs.
Simplement nous sommes ici pour vivre des expériences. Ces expériences correspondent aux besoins de développement du moi supérieur, qui a l’envie, le désir, le plaisir, d’explorer certaines directions de l’Univers. C’est un travail d’équipe entre les différentes parties de notre être.
Le parent qui voit son enfant tomber ne pense pas qu’il est trop ceci ou pas assez cela. Il ne lui dit “très bien mon chéri, reste assis”, comme si tomber était le signe qu’il ne devait pas être debout.
Il le regarde simplement avec amour, il le relève, et il lui dit “réessaye, je sais que tu vas y arriver, je suis tellement fier de toi”.
D’où la question…
Sommes-nous capables de nous regarder avec les yeux aimants des parents que nous aurions aimé avoir ?
Toujours idem, *
Nous recherchons tous l’amour ,mais il faut aimer naturellement , aimer l’autre qui est un peu de nous , en amour on peut tout .
Au cœur pur , rien d’impossible , tout est en nous .
Claude sait , le sait .
Amour global en UN
Merci Claude
Hello,
Action et réaction sont cosmiques et universelles. Votre pensée est action, et la réaction est la réponse automatique. Surveillez donc vos pensées !
” Maintenant c’est toujours le bon moment ”
Merci.
Cher Claude, je trouve ta métaphore intéressante et originale, le terme “amoureux fou” est peu-etre mal approprié pour l’univers, ce serait plutot nous, volage et exigeant en plus, et d’humeur changeante en prime.c’est nos attitudes, pensées, intentions, conscientes ou inconscientes qui façonnent notre réalité jours après jours,ainsi que l’intéret que l’on porte à la vie qui nous relie à l ‘énergie de l’univers,” comme on appelle dans l’univers on reçoit l’écho”.Personnellement, je remercie l’univers, qui m’a guidé jusqu’à ton site et tes enseignements car c’est exactement ce que je désirais pour continuer mon évolution spirituelle, et merci à toi aussi de nous faire partager tes connaissances.
claude Réponse:
November 26th, 2009 à 01:38
Oui, c’est vrai, amoureux fou peut paraître dépréciatif. En même temps, j’aime imaginer l’Univers emplit d’un amour inconditionnel, irrationnel, fou, pour chacun de nous. N’est-ce pas le message de cette Vie qui nous traverse ?
Parfois, je trouve qu’il a bien du mérite, et bien de la patience avec ses enfants turbulents
Nos pensées créent nos circonstances, donc merci à toi (et aux autres), car ce site est la résultante de nos pensées collectives !
Merci Claude pour ce bel éclairage!
Lorsque durant ma méditation je pars dans la transaction, et que je m’aperçois que j’ai une attente, je m’inonde d’amour et la relation repart. C’est alors tout autre chose…
Car je ressens le besoin d’être bienveillant vis à vis de l’Univers et aussi en ce qui me concerne. Il ne s’agit pas là d’ego. Il s’agit d’une attitude indispensable pour entrer en relation avec les autres et avec l’Autre… dont je (nous) fais partie.
S’aimer soi-même… tout un programme, tout un chemin…
Je remarque aussi que dans la relation, à la différence de la transaction, on retrouve le lâcher-prise… Il n’y a rien de nouveau sous le soleil!
Merci Claude.
Pierre
claude Réponse:
November 26th, 2009 à 01:42
J’aime beaucoup ton exemple, dans lequel je me retrouve totalement.
Le lâcher-prise, l’Amour inconditionnel, voilà des fleurs qui ne poussent que sur le terreau de la relation.
Tu viens de me faire comprendre quelque chose : trop souvent, nous sommes en transaction avec nous-mêmes. Pas assez ci, trop ça, etc… Alors qu’il suffirait simplement d’accepter d’entrer en relation avec notre moi intérieur…
Moi, je, et la relation entre les deux…
Merci Pierre !
Magnifique !!!
Encore merci Claude
claude Réponse:
November 23rd, 2009 à 23:05